Les Créateurs: Daymon Green

Daymon Green a définitivement mérité son street cred en termes de commerce de detail. À l’âge de 19 ans seulement, le natif de Toronto lance Lounge, sa toute première entreprise, qui demeurera en affaires pendant plus de 15 ans. Avec l’expérience qu’il accumule au fil des années, il fonde Elite Agents, une firme de consultation d’identité et d’image de marque. À peine quelques années plus tard, il retourne à ses premiers amours et ouvre Community 54, une boutique inspirée par le street wear vintage, l’art contemporain et les relations sociales. La marque, qui a pignon sur rue dans le Lower-East End à New York et dans Parkdale Village à Toronto, est sur le point d’ajouter une troisième boutique à son répertoire. Comme s’il y avait encore des disponibilités dans son horaire, Daymon étudie aussi présentement à la New York School of Interior Design, juste pour le plaisir.

Daymon Green

Après Lounge, vous avez fondé Elite Agents, une firme de consultation pour l’industrie de la mode et du divertissement. Est-ce une progression naturelle?
« En tant qu’entreprise, lorsque vous gérez des boutiques, vous rencontrez plusieurs personnes différentes et inévitablement, vous finissez par donner beaucoup de conseils. Nous faisions de la consultation, mais indirectement, donc Elite est devenu la formalité avec laquelle nous pouvions dire : ‘Si vous voulez travailler avec nous, nous offrons maintenant différents services!’ Nous faisons beaucoup d’événements, de partys, de lancements, du marchandisage, etc. Community 54 est aussi fortement impliquée au sein d’Elite Agents. »

Qu’est-ce qui vous a convaincu de vous lancer à nouveau dans le commerce de détail avec Community 54?
« Lounge était une véritable institution sur la scène torontoise, mais lorsque j’ai déménagé à New York, je passais beaucoup moins de temps à Toronto. Mon associé de l’époque et moi avons donc décidé que le moment était venu de faire autre chose. Le projet c’est terminé et je croyais sincèrement que les boutiques, c’étaient derrière moi. Puis, à travers mon l’emploi que j’avais à ce moment, j’ai rencontré un designer qui avait un espace de disponible. Une chose en entraîna une autre, Community 54 a vu le jour et j’étais de retour dans le commerce de détail. »

Étant originaire de Toronto, vous avez tout de même ouvert Community 54 à New York d’abord. Aviez-vous l’impression cette clientèle était plus prête au style ‘Nostalgie Hip-Hop’ que vous mettez de l’avant?
« New York est toujours prête pour quelque chose de nouveau et de frais. Toronto aussi d’une certaine façon. Les deux villes se ressemblent un peu sur ce point. Et en réalité, la boutique de New York a ouvert ses portes le 30 octobre, 2011, alors que celle de Toronto a ouvert les siennes à la fin du mois de novembre de la même année. »

Donc dès le départ, vous saviez que vous alliez ouvrir deux boutiques simultanément?
« C’est un peu fou parce les deux concepts ont été développés indépendamment et pour être complètement honnête, nous n’avions même pas le budget pour une seule boutique. Nous avons eu une opportunité pour un espace à Toronto, et un certain nombre de facteurs additionnels nous ont menés à ouvrir deux boutiques presque simultanément. Au bout du compte, quelque chose de très spécial en est ressorti car nous avons développé deux communautés possédant chacune leur identité. De plus, les produits offerts ne sont pas les même parce que les designers locaux sont différents. Les deux se retrouvent simplement sous la même ombrelle de Community 54. »

Daymon Green

Quelles sont justement les différences entre les boutiques de Toronto et de New York?
« C’est plutôt dans la culture de la ville elle-même. New York a un rythme très effréné. L’ambiance y est beaucoup plus street et le style de vie pointe surtout vers la culture hip-hop. Toronto, quant à elle, est un peu plus contemporaine, plus relaxe. La boutique a une ambiance un peu plus hipster (même si personne ne veut être associé à ce descriptif aujourd’hui), c’est plus hip. »

Vos boutiques comprennent des galeries d’art, des espaces créatifs, des studios d’enregistrement vidéo et des arcades, en plus d’être en premier lieu des boutiques de vêtements. J’ai lu que la raison derrière l’intégration d’un espace aussi versatile était d’en faire un lieu de rassemblement. Y a-t-il eu de grandes discussions créatives qui ont mené à des projets concrets?
« Oui, définitivement, et c’est le but de Community. Le concept est basé autour de musiciens, d’artistes, de photographes, etc., qui se réunissent et bâtissent quelque chose ensemble. Nous avons aussi les ‘Finale Fridays’, où nous présentons des marques indépendantes et leurs produits durant toute une fin de semaine. C’est un peu un événement de réseautage par le fait même puisque les créateurs peuvent échanger avec d’autres entrepreneurs. Nous aurions pu créer un simple site Web et s’épargner un tas de complications, mais nous n’aurions pas eu cet espace où les gens peuvent simplement interagir entre eux. »

Avez-vous peur?
« Lorsqu’on vieillit, on doute davantage. J’ai la chance d’être entouré de personnes plus jeunes alors si moi j’hésite, eux me poussent. Je suis définitivement plus conservateur maintenant, mais je me fie sur ces personnes-clés. Il n’en demeure pas moins qu’à l’occasion, il faut simplement sauter à l’aveuglette et se croiser les doigts. C’est facile de trouver des excuses lorsqu’il y a des craintes; il y a tellement de bonnes idées qui ne voient pas le jour en raison de la peur. En tant qu’entrepreneur, il faut créer ses propres opportunités. »

Quelle est votre devise?
« La communauté est plus importante que tout! C’est quelque chose en quoi nous croyons beaucoup et qui n’englobe pas que nous. Le mot est sur toutes les lèvres depuis quelques années, mais nous ne sommes pas un club privé, ni élitiste; nous sommes accessibles à tous. »

Qu’est-ce qui est à venir pour Community 54?
« Nous ouvrons une toute nouvelle boutique à Toronto, sur Ossington, qui s’adressa plutôt aux femmes et aux enfants, contrairement aux deux autres boutique qui sont plus axées sur les hommes. Il n’y a pas vraiment de boutiques dans ce secteur alors il sera intéressant de présenter un grand nombre de produits très cool, dont plusieurs en exclusivité au Canada. »

Que représente la campagne #TheArtOfTheChase d’Hennessy pour vous?
« La poursuite du succès, c’est complètement un style de vie; on cherche tous la prochaine bonne idée. Pour nous, c’est moins la poursuite et plutôt l’adaptation des concepts. La mentalité du hustle et la créativité de la campagne d’Hennessy, c’est essentiellement l’ADN de Community 54. En tant qu’entrepreneurs, il faut avoir de la passion. En déménageant à New York, j’ai réalisé qu’un million d’autres personnes voulaient ce que je voulais. Il faut être un hustler pour réussir! »

En savoir plus sur Daymon
Instagram : @community54
Community 54 : http://community54.com/

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