Les Créateurs: Hawley Dunbar & Tristan Banning

Sidewalk Hustle a débuté en 2007 en tant que baladodiffusion centrée sur la musique avant que ses créateurs, Tristan Banning and Hawley Dunbar, réalisent que les épisodes mensuels d’une heure était loin d’être suffisant et que le contenu se déclinerait probablement mieux en mots et en images. Le couple, qui s’est d’ailleurs formé à l’Université York suite à leur rencontre dans un cours de poésie moderne canadienne (même pas une blague) a poursuivi sa lancée en devenant une référence pour tout ce qui est au goût du jour et à l’avant-garde. Leur succès fulgurant a eu comme effet de multiplier les opportunités de collaborations dans les secteurs de la mode, de la culture et de la musique, notamment avec Paper Magazine, Fashion magazine et Soho House & Co, pour ne nommer que ceux-là. Pour couronner le tout, Sidewalk Hustle a été nommé parmi les « 100 blogues les plus influents au monde » par Style of Sound, et figure sur la liste des « Blogues de musique canadiens à lire » de la CBC.

Tristan Banning and Hawley Dunbar

Tristan, vous avez quitté votre emploi en début d’année; était-ce pour vous concentrer à 100% sur Sidewalk Hustle?
Tristan : « Comme je travaillais dans une banque et que je ne trouvais pas ce travail très enrichissant, j’ai commencé la baladodiffusion afin d’assouvir mes propres besoins créatifs. Un jour, j’ai été victime d’un vol à main armée dans une des succursales et j’ai eu une sorte de crise identitaire. Je ne voulais pas qu’on se souvienne de moi en tant que banquier. C’est à ce moment que j’ai eu l’opportunité de changer d’industrie et j’ai décoché un poste dans le numérique où j’y ai appris énormément à propos du Web. C’est quelques années plus tard que nous avons réalisé le potentiel du site. Hawley a donc quitter son emploi en 2014, mais il y avait énormément de travail et elle n’y arrivait pas seule. En décembre de la même année, nous avons décidé que je quitterais aussi mon emploi. Mon employeur était déçu de me voir partir, mais je savais qu’éventuellement, j’aurais été remercié simplement parce que j’étais très divisé entre les deux projets. Nous sommes tous les deux très perfectionnistes et des bourreaux de travail, et j’avais l’impression de ne pas être à 100 % sur aucun des deux emplois. »

Des regrets?
Tristan : « Aucun! Nous n’avons pas même eu le temps d’en avoir; nous avons passé la majeure partie de l’année sur la route. »

L’industrie de la musique, que ce soit du côté local ou international, est constamment en mouvement. Comment arrivez-vous à rechercher et découvrir ce que vous allez mettre de l’avant sur le site?
Hawley : « Nous sommes vraiment débordés de ce côté-là; nous recevons environ 200 courriels par jour, sinon plus! Pour nous, c’est vraiment une question de développer de bonnes relations avec les publicistes et les agents, particulièrement avec ceux qu’on aime et en qui nous avons confiance. Pour ce qui est de la portion mode, je lis tout ce que la concurrence fait et je garde toujours un œil attentif, surtout lorsque je voyage. On ne sait jamais ce qu’on peut découvrir! »

Hawley, votre affinité avec la mode est évidente, pourtant, j’ai lu quelque part que vous préfériez écrire à propos de la musique. Pourquoi selon-vous?
Hawley : « Oui c’est vrai, parce que ce n’est pas superficiel. Ça nous touche très rapidement, tandis que la mode, quoique magnifique, c’est un peu moins en profondeur, et très compétitif : qu’est-ce qui coute le plus cher, qui a les dernières créations, etc. Je ne me soucie plus de cet aspect. Rien ne se compare à aller voir le spectacle d’un artiste qu’on adore et de se laisser transporter par la musique. J’écris beaucoup à propos de la mode, mais je trouve le volet musique plus enrichissant. »

Tristan Banning and Hawley Dunbar

Vos emplois ne sont pas traditionnels, et très souvent, les gens qui ont des occupations non conventionnelles ont tendance à y mettre de longues heures, sans le considérer comme du travail. Est-ce votre cas?
Hawley : « Oui, absolument! À l’ère des medias numériques, les gens pensent que de gérer un site Web est simple comme bonjour et que nous menons une vie de rêve, mais c’est extrêmement exigeant de maintenir un site afin qu’il soit beau et performant. »
Tristan : « Quand je travaillais pour une entreprise, je terminais à 18h et s’il y avait des échéanciers serrés, je me donnais à 110%. Il y avait aussi des périodes plus tranquilles ou je ne travaillais pas aussi fort, mais le même chèque était toujours là à la fin. Maintenant, je me lève plus tôt qu’avant, je me veille plus tard qu’avant, mais la vraie différence est que je fais ce que j’aime faire. »

Tristan, Vous avez déjà mentionné que votre devise était un peu de jouer le rôle de l’imposteur jusqu’à ce que vous deveniez la personne souhaitée, le ‘Fake it ‘til you make it’. C’est toujours le cas aujourd’hui?
Tristan : « C’est drôle parce que je n’ai pas dit cette expression depuis que nous réussissons bien avec le site. C’est certain qu’au tout début, c’est ce qui a fait la différence; je voulais être un rédacteur, je me suis mis à écrire, et maintenant nous y voici! »
Hawley : « Aujourd’hui, on hustle pour vrai! »

Hawley, j’ai entendu dire que votre meilleur conseil serait de dire oui à tout. Suite au succès de Sidewalk Hustle, c’est encore ce que vous prêchez?
Hawley : « Ha! Oui et non. En fait, au début, il y avait beaucoup de possibilités et nous devions en profiter au maximum. Ce que je réalise maintenant est que parfois, il y a un certain pouvoir dans le fait d’être capable de dire non. »

À travers le site et toute son histoire, qu’elle est votre plus grande réussite?
Hawley : « Pour moi je crois que c’est vraiment la qualité du contenu. Je suis comblée par la direction du site et le fait que sois toujours en mesure d’écrire pour la plateforme. »
Tristan : « Ce qui me rend le plus fier est de voir notre vision vivre à travers nos divers projets. Nous réalisons notre rêve, même si c’est un peu plus de travail que de rêve. Outre la portion travail, croiser des gens qui nous connaissent de par le site est quelque chose de vraiment cool. Nous avons un large public et il est facile d’oublier que derrière chaque fan et chaque abonné se cache une vraie personne. »
Hawley : « Nous vivons une majeure partie de nos vies en ligne, et bien que nous recevons plusieurs accolades sur le Web, c’est toujours plus spécial de se faire dire ce genre de choses en personne. »

#TheArtOfTheChase, la campagne d’Hennessy, met de l’avant l’importance de toujours chercher à se dépasser. Comment vous y prenez-vous?
Tristan : « Nous passons la plupart de notre temps en ligne, mais c’est important de sortir, de voir des choses. Nous sommes toujours en mouvement; je regarde constamment vers le haut et vers le bas tandis que Hawley regard toujours droit devant. Nous lisons beaucoup, nous voyageons beaucoup, nous allons au musée, nous rencontrons des gens. Nous accordons beaucoup d’importance, et sommes continuellement, à la poursuite de tout ce qui peut être vu d’un angle différent. »

En savoir plus sur Hawley et Tristan
Instagram : @hawleydunbar / @tristanbanning / @sidewalkhustle
Sidewalk Hustle : http://sidewalkhustle.com/

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