Rencontrez quatre femmes qui font bouger le Canada

Assurées, franches et uniques; voilà quelques mots qui décrivent Fafa Khan, Natasha Helwig, Stacy-Ann Buchanan et Sayeh Gold.

Puisque la Journée de la femme est une occasion de célébrer celles qui ne s’arrêtent jamais et repoussent toujours les limites malgré les nombreux défis rencontrés, nous les avons invitées à partager leurs histoires et meilleurs conseils.

Fafa Khan

DJ

Avec un emploi dans un environnement majoritairement masculin, le quotidien de cette femme n’est pas de tout repos. Malgré ses nombreuses années d’expérience, la DJ a dû prouver à de multiples reprises qu’elle est qualifiée pour faire son métier.

« J’ai dû m’assurer que mon produit, ma marque et mon éthique au travail étaient aussi bons que ceux des hommes qui ont passé deux fois plus de temps dans mon industrie », explique-t-elle.

La Montréalaise admet qu’autre le  talent, elle avait aussi besoin d’être bien encadrée. Inspirée par sa mère, qui travaille dans le monde très masculin de l’ingénierie, elle a appris à s’entourer de femmes fortes qui vivaient les mêmes difficultés dans l’industrie de la musique. Mais la DJ a eu la chance de pouvoir également compter sur des hommes qui soutiennent sa vision et ne l’ont pas méprisée à cause de son genre.

“Restez authentique, conseille-t-elle. Je pense que ça sera votre meilleure arme, car personne ne peut vous imiter. »

Natasha Helwig

Auteure

Lorsque l’on traverse des périodes sombres, l’une des choses les plus difficiles à faire est probablement d’admettre à soi-même, mais aussi aux autres, que tout ne va pas bien. C’est pourtant ce que Natasha Helwig a fait.

L’inspirante auteure a utilisé son propre vécu pour aider d’autres femmes à guérir et à se défendre après avoir eu son lot de relations destructives. Occupant un emploi en opération et développement d’affaires dans le secteur de l’industrie immobilier a aussi dû se battre pour être reconnue au travail.

« Mon âge, ma race, mon sexe ne m’ont pas aidé, dit-elle. J’ai dû faire beaucoup de choses pour me défendre, me créer un vrai rôle afin d’être respectée par d’autres et être vue comme quelqu’un qui sait de quoi elle parle. »

La Torontoise dit avoir mis du temps à trouver une paix intérieure afin de créer de bonnes relations amoureuses et réussir au travail. Elle reconnaît que le soutien des femmes l’a beaucoup aidée.

« Dans ces moments les plus difficiles, il y a toujours eu une femme, dit-elle. Que c’était ma meilleure amie ou une femme avec qui j’ai discuté durant un événement. »

Surmonter les moments difficiles est une chose, mais Natasha Helwig insiste, il faut prendre le temps de guérir et d’apprendre à refaire confiance. « Il faut rester ouverte, décider de guérir, d’aimer les gens et ne pas laisser des expériences négatives affecter les suivantes, insiste-t-elle. Faites confiance à vos intuitions, mais surtout ayez confiance en vous. »

Stacy-Ann Buchanan

Actrice, réalisatrice, productrice, activiste pour la santé mentale

Actrice, réalisatrice, productrice, défenseuse la santé mentale; Stacy-Ann a commencé à acquérir de la notoriété lorsqu’elle a pris la décision risquée de réaliser et produire The Blind Stigma, un documentaire sur la santé mentale au sein de  la communauté noire.

Élevée par un père célibataire qui lui a appris à se forger un mental de guerrière, Stacy-Ann n’a pas peur de faire face aux défis les plus difficiles et valorise chaque étape de son parcours. « Les périodes difficiles nous permettent d’évoluer, dit-elle. Les hauts et les bas font partie du cycle de la vie et il faut se dire que quelque chose de mieux se prépare pour nous. »

Pour la Torontoise, être une femme est ce qui l’a aidé à atteindre ses objectifs. « Je travaille trois fois plus fort que les hommes et je m’assure de faire mes recherches, explique-t-elle. Je suis toujours prête à saisir de nouvelles opportunités. »

Plus qu’une défenseuse de la santé mentale, certains pourraient dire qu’elle soutient également les femmes au quotidien puisqu’elle garde toujours à l’esprit comment ses actions pourraient aider d’autres femmes. « Je sais que lorsque je me défends, je le fais aussi pour toutes femmes et les futures générations », dit-elle.

Pensant à son parcours et aux défis qu’elle a surmontés, Stacy-Ann dit, « approprie-toi ton histoire et toutes ses imperfections; c’est la chose la plus forte que tu puisses faire en tant que femme. Tu enlèves le pouvoir à ceux qui essaient de te blesser. »

Sayeh Gold

Photographe

Certains diraient qu’elle est provocatrice, mais Sayeh Gold est bien plus. La photographe est connue pour photographier la pureté et la sensualité de la femme. C’est cette dualité qui anime l’artiste dans sa vie et son travail. « Les femmes m’inspirent, dit-elle. Il y a quelque chose de tellement vulnérable chez elles et j’adore travailler avec cet angle. »

Bien qu’aujourd’hui, elle accepte toutes les facettes de sa personnalité, la Montréalaise admet que ça n’a pas toujours été le cas. « J’ai été dans un côté moins pure à un moment, juste pour plaire à des hommes, dit-elle. Je n’ai jamais été contre le fait de se montrer, mais ça ne me rendait pas heureuse. Puis, sans aller dans l’extrême en me cachant, j’ai trouvé la balance entre les deux qui me rend heureuse. »

Même ses amitiés avec les femmes ont évoluées pour le mieux. « Pendant longtemps, je ne ressentais que la compétition et la jalousie entre les femmes, dit-elle. Puis, je me suis fait de très bonnes amies que je considère comme ma famille il y a peu près deux ans. Elles m’ont fait découvrir le vrai soutien entre femmes et m’encouragent beaucoup. »

Alors qu’elle fait une transition vers une carrière dans la méditation et le yoga, Sayeh Gold veut que les femmes ne retiennent une chose: « Vous n’êtes pas trop, vous n’êtes pas pas assez, vous méritez tout, vous êtes VOUS et c’est votre force. »

I confirm that I have reached the legal drinking and purchasing age within my country of residence.