Les Créateurs: Tamon George

À seulement 28 ans, Tamon George a vécu une vie pour le moins surprenante. Suite à une blessure qui a mis fin à sa carrière dans la ligue canadienne de football, le jeune homme s’est empressé de faire un retour sur les bancs d’école pour terminer son MBA à la University of the District of Columbia in Washington. Le prodige du marketing obtient ensuite un stage à l’ambassade canadienne de Washington, mais c’est plutôt sa vision créative pour tout ce qui est audacieux et sobre qui a poussé celui qui est aussi un voyageur aguerri, à partager ses idées auprès des clients. En plus d’être un des collaborateurs du magazine GQ, Tamon a tout récemment co-fondé The Creative Theory, une agence qui offre des solutions orientées vers le contenu et qui encourage les clients à créer des histoires autour de leur marque.

Tamon George

Vous avez joué dans la LCF pour les Roughriders de la Saskatchewan, une carrière qui s’est terminée par une blessure. C’est un peu comme si vous aviez vécu deux vies plutôt qu’une! Comment c’est passé la transition entre votre en vie en tant qu’athlète et votre vie en tant qu’artiste?
« Je dirais que c’est un peu la même chose. Un athlète professionnel voit ce qu’il fait comme son art et il tente toujours de trouver de nouvelles façons créatives de s’améliorer sur le terrain. Personnellement, j’ai toujours eu un penchant pour les contenus visuels et les courants artistiques. Même à l’époque où je jouais au football, je m’amusais avec la photographie. L’élément constant entre mes deux carrières est que j’ai toujours tenté de voir les choses avec une perspective différente. Il y a définitivement une partie de moi qui apprécie tout ce qui est créatif et innovateur. Après le football, j’ai cherché une nouvelle façon de m’améliorer et donc je suis retourné à l’école faire mon MBA. La transition s’est fait très naturellement. »

Venant de Régina, vous faites la promotion de tout ce qui représente la mode et le style canadien. Est-ce que le fait que vous habitiez maintenant aux États-Unis influence votre perception?
« Je sais que les gens vont dire que je suis fou, mais je déteste l’été. La mode estivale est ennuyeuse et il faut beaucoup trop chaud. En Saskatchewan, on se vêtit pour s’assurer de rester en vie puisqu’il fait si froid. Je suis définitivement un fan du layering et maintenant que je vis à Washington D.C., je peux m’habiller selon les saisons. Être ici, près de New York et d’autres épicentres culturels, j’en viens à être exposé à plus de gens, à plus de boutiques différentes et à de nouvelles expériences. Je suis toujours la même personne, mais j’ai plus de façons de m’exprimer. »

Les vêtements sont bien évidemment un moyen d’expression pour vous. Venant d’un milieu athlétique, vous avez déjà mentionné que vous aviez l’habitude de porter surtout des vêtements de sports. Comment décrieriez-vous la transition d’avant à maintenant et ce qui inspire votre look plus stylisé ?
« Je ne porte jamais d’espadrilles maintenant! Je m’habille plutôt selon mon environnement: où je vais, ce que je fais, qui je rencontre. J’aime avoir la meilleure version de moi-même mise de l’avant dans un contexte précis. J’ai aussi tendance à porter des morceaux uniques et difficiles à trouver. De plus, les morceaux vintages alimentent la conversation. J’aime avoir des choses qui sont plus anciennes, qui ont une histoire et une personnalité. On ne sait jamais par où ces articles sont passés et j’aime ce mystère. J’ai un étui à camera que j’ai acheté sur eBay l’an dernier et le nom du Lieutenant Frank Richards y était inscrit à l’intérieur. J’ai contacté le vendeur pour en apprendre un peu plus et il m’a expliqué qu’il s’agissait de l’étui de son père que celui-ci avait apporté avec lui durant la guerre du Vietnam. On parle ici d’un sac de cuir avec une fermeture éclair, mais il y a une histoire derrière ce sac. »

Tamon George

Votre formation académique est très centrée sur le monde des affaires. Croyez-vous que cela a ajouté une certaine structure à votre esprit créatif, ou à l’inverse, est-ce votre créativité qui influence vos opportunités d’affaires?
« Je dirais que récemment, ma formation m’a aidé à réfléchir de façon plus stratégique en pensant au long-terme. Quand j’ai terminé l’école, j’étais en mesure de faire des propositions visuelles et de la stratégie de réseaux sociaux par exemple, mais ma formation m’a aidé à développer une vision et des stratégies plus concrètes. Mon MBA m’a définitivement préparé pour un environnement plus structuré. »

Votre style influence aussi d’autres aspects créatifs de votre vie, par exemple la photographie. Votre travail est épuré, mais rempli de sens; audacieux, mais un peu en retenu. Entretenez-vous cette même composition dans tout ce que vous faites?
« Je crois que oui. Une de mes expressions favorites résume bien ma vision: ‘chuchoter bruyamment.’ C’est ma devise pour pratiquement tout ce que je fais; ne jamais être tape-à-l’œil, mais plutôt discret. Si j’ai une idée pour une marque ou un produit, je ne cherche pas à la crier du sommet d’une montagne; je préfère demeurer humble et raconter une histoire. »

Vous avez fondé The Creative Theory avec votre associé, Gary Williams. Comment l’agence en est-elle venue à exister?
« Oui, l’agence existe depuis tout juste quelques mois! En tant qu’individus, nous étions fréquemment appelés à travailler ensemble sur certaines campagnes et stratégies de marque. Les gens nous approchaient et nous avions beaucoup d’idées à leur proposer. C’est à ce moment que nous nous sommes dit : ‘Si personne d’autre pense à ce genre de choses, peut-être qu’il y a une opportunité à exploiter ici!’ Nous avons convenu que si nous formions une entité un peu plus concrète, non seulement nous pourrions augmenter le nombre de services offerts, mais nous pourrions également associer notre identité aux projets entrepris et ainsi faire partie de la conversation dès le début. »

La campagne d’Hennessy se concentre sur la poursuite du succès, #TheArtOfTheChase. Qu’est-ce que cela signifie pour vous?
« Pour moi, il s’agit vraiment d’être en mesure de toujours se fixer de nouveaux objectifs, d’être constamment en mouvement et de trouver de nouvelles façons de faire afin de changer ce qui a été fait par le passé. Pour rester pertinent, il faut toujours regarder vers l’avant et ne jamais être satisfait. C’est aussi de trouver des moyens de questionner le statu quo; de ne pas demeurer stagnant. »

En savoir plus sur Tamon
Instagram : @Tamon_
The Creative Theory : http://www.thecreativetheory.org/

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